Le marché tech a ses codes : un CV de développeur, d’ingénieur DevOps ou de data analyst est souvent lu par un recruteur non technique, puis validé par un lead technique, après un passage dans un ATS. Ce triple filtre impose un format précis : compétences organisées par familles, projets décrits avec leur contexte et leurs résultats, et liens vérifiables vers votre GitHub ou votre portfolio. Voici le format attendu, section par section.
La stack technique : organiser sans gonfler
La section compétences est la première chose qu’un recruteur technique balaye. Rangez votre stack par catégories plutôt que par ordre alphabétique ou par fierté personnelle : langages, frameworks et bibliothèques, bases de données, outils et plateformes, méthodologies. Ce rangement permet un scan en dix secondes, aussi bien par un humain pressé que par un ATS qui cherche des correspondances exactes.
- Langages : Python, TypeScript, Java, Go, avec des niveaux réalistes, du courant à l’expert.
- Frameworks : React, Next.js, Spring Boot, FastAPI, selon votre spécialité.
- Données et infra : PostgreSQL, Redis, Docker, Kubernetes, AWS ou GCP.
- Méthodes : Git, CI/CD, tests automatisés, revue de code, agile Scrum.
Règle d’or : n’inscrivez que ce que vous pouvez défendre en entretien technique. Une liste de trente technologies au niveau « notions » inspire moins confiance qu’une liste de dix maîtrisées, avec des preuves à l’appui dans vos projets.
Projets et réalisations : le cœur du CV dev
Dans la tech, vos réalisations valent plus que vos missions. Décrivez chaque projet significatif avec un mini-canevas : contexte, périmètre, stack, résultat mesurable. Un lead technique veut savoir ce que vous avez construit, avec quoi, et ce que cela a changé pour l’entreprise ou pour les utilisateurs.
- 1Contexte : refonte du système de facturation d’une fintech de 60 salariés.
- 2Rôle : développeur back-end, conception de l’API et des migrations de données.
- 3Stack : Node.js, PostgreSQL, Redis, déploiement Kubernetes.
- 4Résultat : temps de traitement divisé par trois, zéro incident majeur depuis la mise en production.
Pour les profils juniors, les projets personnels, contributions open source et projets d’études occupent légitimement cette place : deux projets bien documentés valent mieux qu’un stage décrit en tâches administratives.
GitHub, portfolio et preuves externes
Un lien GitHub attire l’attention des recruteurs techniques, pour le meilleur ou pour le pire. Avant de l’ajouter, vérifiez ce qu’il montre : des dépôts organisés, des README qui expliquent le pourquoi et le comment, un profil épinglé avec vos trois meilleurs projets. Un compte vide ou rempli de forks sans contribution nuit. Si votre travail professionnel est privé, créez un projet personnel propre qui démontre votre manière de coder : tests, commits réguliers, documentation.
Les recruteurs IT ouvrent fréquemment les liens du CV pendant la lecture. Un portfolio à jour et un GitHub cohérent avec vos affirmations raccourcissent le chemin vers l’entretien ; un lien mort ou un dépôt abandonné depuis deux ans fait l’effet d’un diplôme photocopié. Sur HightCV, les sections liens et projets sont conçues pour mettre ces preuves en avant proprement.
Le format que les ATS et les recruteurs attendent
Côté forme, restez sobre : une colonne, des titres explicites, pas de graphiques d’évaluation des compétences que les ATS ne savent pas lire. Reprenez les mots-clés de l’offre quand ils correspondent à votre réalité : si l’annonce dit CI/CD, Kubernetes et TypeScript, ces termes doivent exister dans votre CV, formulés exactement ainsi. Un titre de poste clair en tête du document, par exemple développeur full-stack TypeScript, aide le recruteur à vous classer immédiatement et sans effort.
Un CV tech convaincant ne prétend pas tout savoir : il prouve, avec trois technologies et trois projets, que vous savez livrer du logiciel en production.
Créez un CV taillé pour votre métier avec HightCV : modèles pro, suggestions de compétences et IA sectorielle.
Créer mon CV gratuitement